Vincent Mauger, Sans titre, 2007, dessin, collection artothèque du musée des beaux-arts de Brest métropole. © ADAGP, Paris, 2018.
Vincent Mauger, Sans titre, 2007, dessin, collection artothèque du musée des beaux-arts de Brest métropole. © ADAGP, Paris, 2018.

Cartes, territoires, paysages

12 décembre 2017 - 18 mars 2018

 

Cette exposition propose de montrer comment la cartographie influence les

productions artistiques contemporaines.

Les œuvres présentées interrogent la notion de territoire et la mise en images du monde.

 

Ainsi, Vogue la Galère de Lawrence Weiner propose six collages originaux de cartes marines, montages d’éléments disparates rehaussés de gouache, d’aquarelle et de crayon de couleurs. Considéré comme l’un des artistes conceptuels les plus radicaux de ces dernières décennies, Lawrence Weiner construit, depuis la fin des années 1960, une pratique basée sur le langage perçu comme un espace autonome d’énonciation. Quant à Julien Discrit, il propose une cartographie de l’île imaginaire de Neverland, de Sir James Matthew Barrie, écrivain et dramaturge écossais, célèbre pour avoir créé le personnage de Peter Pan. S’intéressant tant à la problématique de l’espace habité qu’au regard sensible avec lequel l’individu perçoit ces espaces, Vincent Mauger traduit à travers ses dessins les sensations et les impressions associées à des lieux. Enfin, Erik Göngrich explore depuis plusieurs années les grandes villes du monde : Berlin, Buenos Aires, Mexico, Istanbul ou Los Angeles. Sur le mode de l’enquête, il tente de saisir le fonctionnement de ces métropoles à l’échelle de l’individu.

 

Imprégnées par la cartographie et une nouvelle écriture du paysage, ces œuvres mettent en jeu la perception et s’intéressent aux rapports qui se tissent entre le sujet et le monde.

 

Philippe Mayaux, Happy Hours, 1996, lithographie extraite du portfolio Heureux le visionnaire dont la seule arme est le stylet du graveur, dépôt du FNAC à l'artothèque du musée des beaux-arts de Brest métropole. © ADAGP, Paris, 2017.
Philippe Mayaux, Happy Hours, 1996, lithographie extraite du portfolio Heureux le visionnaire dont la seule arme est le stylet du graveur, dépôt du FNAC à l'artothèque du musée des beaux-arts de Brest métropole. © ADAGP, Paris, 2017.

POP !

9 mai - 18 juin 2017

 

L’exposition POP ! propose une balade au sein de la pop culture et vous invite à naviguer entre une multitude de références allant de la bande dessinée aux jeux vidéo, en passant par la musique et la littérature.

 

Qu’est-ce que la pop culture ? Un mouvement qui surgit - to pop-up, en anglais - et ouvre la porte aux formes issues de la culture populaire.

A travers la musique, le cinéma, la création visuelle ou encore la mode et le design, la pop culture puise, récupère, se réapproprie et se nourrit de diverses influences. Les éléments les plus éloignés se rejoignent et créent des rencontres accidentelles et imprévues.

 

Les œuvres présentées dans l’exposition POP ! donnent à voir certaines de ces formes interprétées par Gilles Barbier, Philippe Mayaux, Mrzyk & Moriceau, Bruno Peinado, pour ne citer qu’eux. Ils proposent une lecture de notre société de consommation à travers une série d’objets, d’images ou dessins qui réinventent notre quotidien.

Marie-Michèle Lucas

États de mer téléphonés

3 février – 30 avril 2017

 

Née d’une résidence de l’artiste au sémaphore du Créac’h à Ouessant à l’hiver 2015, l’exposition États de mer téléphonés est constituée de seize dessins réalisés sur place et d’entretiens téléphoniques sur l’état de la mer au quotidien, présentés sous la forme de capsules sonores. Une vidéo accompagne l’ensemble, permettant de restituer les différentes conversations téléphoniques, les dessins ainsi que des vues de la mer à Ouessant en hiver.

La vie en territoire proche atlantique et le rapport terre-mer sont l’objet des investigations artistiques de Marie-Michèle Lucas. L’exposition fait état des questionnements de l’artiste, face à la connaissance fine, sensible et intime du monde marin, que possèdent les Ouessantins. Tandis qu’elle dessine depuis la salle de veille du sémaphore, offrant une vision de la mer à presque 360 degrés, elle s’aperçoit qu’elle manque de mots pour la décrire. Elle appelle alors quotidiennement un interlocuteur différent et réalise à quel point la mer façonne la vie des Îliens. De l’état de la mer dépendent en effet la navigation, les échanges avec le continent, ou encore les dangers des écueils quand la météo est vigoureuse. À travers des dessins à la gouache de facture rugueuse, l’artiste tente ainsi de restituer son regard face aux états changeants de la mer.

L’exposition est présentée en partenariat avec Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute, organisé à Brest du 31 janvier au 5 février 2017.

Une rencontre avec l'artiste est prévue le jeudi 2 février à 17h30 (entrée libre, dans la limite des places disponibles).