La galerie des peintures anciennes

En raison de la rénovation complète de la galerie des peintures anciennes, à compter du mardi 18 février 2014 et jusqu’à la fin du mois d'avril 2014, les espaces d’exposition du premier étage sont fermés au public.

Pendant la durée des travaux, un tarif réduit est accordé à tous les visiteurs.

La visite virtuelle ci-dessous correspond à l'accrochage des galeries en 2012.


Giuseppe RECCO (1634-1695), Étal de poissons, huile sur toile, 17e siècle.
Giuseppe RECCO (1634-1695), Étal de poissons, huile sur toile, 17e siècle.

Les peintres flamands et hollandais se trouvent à l’entrée de la galerie, avec Herman van SWANEVELT, Hans II JORDAENS et Godfried SCHALCKEN. Leurs œuvres témoignent respectivement du développement du paysage, de la recherche du naturel et du travail sur la lumière, caractéristiques du 17e siècle.

La peinture italienne du 16e au 18e siècle occupe la partie droite de la galerie, à travers différentes écoles, en commençant par la peinture vénitienne du 16e siècle et Jacopo BASSANO, connu pour ses nocturnes.


Suivent des peintres de Rome, capitale de l’art baroque au 17e siècle, parmi lesquels Cesari Giuseppe d’ARPINO dit Le Cavalier d’Arpin, un des grands décorateurs romains des années 1600. La peinture napolitaine est également présente avec Giuseppe RECCO, spécialiste des natures mortes. Figurent ensuite des œuvres illustrant l’exubérance du rococo, comme que celles de Jacopo AMIGONI ou de Francesco de MURA.

Jean-Laurent MOSNIER (1743 ou 1744-1808), Portrait de la famille Bergeret de Grandcourt, huile sur toile, vers 1785
Jean-Laurent MOSNIER (1743 ou 1744-1808), Portrait de la famille Bergeret de Grandcourt, huile sur toile, vers 1785

La peinture française se déploie à gauche de la galerie, du classicisme de René-Antoine HOUASSE – élève de Charles Le Brun, il participa à la décoration du château de Versailles –, jusqu’au néoclassicisme de Jacques SABLET, dont l’Élégie romaine (1791) est souvent rapprochée des conceptions maçonniques. Le Portrait de la famille Bergeret de Grandcourt (vers 1785) de Jean-Laurent MOSNIER est révélateur de l’expansion du portrait au 18e siècle, alors que la peinture d’histoire se maintient, notamment grâce aux commandes pour des églises, comme en témoignent les tableaux religieux de Carle VAN LOO.

 

Entre baroque et classicisme, le parcours permet aussi d’appréhender les relations entre l’Italie et la France aux 17e et 18e siècles, avec les œuvres du GUERCHIN, de Luca GIORDANO ou de Sébastien BOURDON.

 

La dernière partie de la galerie évoque la diffusion du néo-classicisme, avec les tableaux de Pompeo BATONI, Jean-Joseph TAILLASSON et Jean-Baptiste REGNAULT, tandis qu’émerge déjà le romantisme chez Pierre-Claude DELORME. Les toiles d’HENRY d’ARLES, de Pierre-Jacques VOLAIRE – dit le « peintre du Vésuve » – et du CANALETTO témoignent de l’essor de la peinture de paysage, en particulier grâce au succès des vedute, panoramas urbains ou paysagers souvent rapportés en souvenir du Grand Tour.